un petit souvenir d'un week-end dans le désert du Thar

un petit souvenir d’un week-end dans le désert du Thar

Oui je suis en école de commerce, certains diront de management, d’autres de pipeau. Toujours est-il qu’il n’est pas facile de définir ce que l’on apprend en « business school ». Il parait que l’on demande souvent à mes parents ce que j’étudie. Là, comme ca, j’aurais envie de dire « pas grand chose », mais ce n’est pas vrai.

Savoir comment utiliser les Neurosciences pour faire du marketing, comment le marché des émissions de carbone peut financer des projets de développement en Inde, l’état de la pauvreté et des inégalités en Inde, quelles sont les évolutions de la taxation, quelles sont les techniques d’entrée dans les pays émergents… Et encore?

Surtout, j’ai appris que même si les choses ne se font pas comme je l’entends, même si j’ai l’impression que l’on va droit dans le mur (surtout dans les travaux de groupe), à la dernière minute (ou celle d’après), tout va se mettre en place. Finalement, le résultat ne sera pas si mal. Il ne faut simplement pas juger avec nos critères français.

Français et Indiens ont des manières complètement opposées de travailler. On ne franchira pas vraiment le pont. Les Indiens n’auront jamais les méthodes dont je rêve et je ne serai jamais indienne. Alors au lieu d’essayer de faire rentrer les uns dans les moules des autres, il me semble plus utile de reconnaître le fossé. Puis de regarder comment faire avec.

Voilà, en Inde, j’ai appris à lâcher un peu de mon perfectionnisme. A accepter que les choses n’aillent pas comme je le souhaite. Et parfois, je me surprends même à être à l’aise avec les us et coutumes indiens. Qui aurait cru que le cauchemar des travaux de groupe se transforme maintenant en une routine plutôt apaisée?

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